MYRIAM HARRY : LE ROCHER-FANTÔME
Le typhon s’était apaisé. La mer intérieure ressemblait maintenant à un étang d’automne, où les jonques chinoises tourbillonnaient telles des feuilles mortes. Le paquebot lui-même, aveuglé encore,...
View ArticleLÉON GASSIANEC : LA SIRÈNE AUX CHEVEUX D’ALGUES, CONTE DRAMATIQUE
C’étaient des hommes forts et robustes que les « gars » de Resdern avec leurs figures hâlées et leurs corps musclés. Descendants des anciens « naufrageux, » il restait en tout leur être quelque...
View ArticleRENÉE VIVIEN : LE JARDIN POTAGER, CONTE INÉDIT
J’avais vingt ans, lorsque M. Nox acheta la plus belle maison du pays et vint s’y installer avec sa fille. Tout de suite, on leur fit bon visage. M. Nox était un si brave ho mme et sa fille était...
View ArticleFRANÇOIS DE NION : « LE NOCTURNE »
Le client qui pénétra alors dans mon cabinet de consultation était un homme d’apparence robuste et pléthorique, servi par de gros membres lourds et las. Je vis en lui un rural congestionné par la...
View ArticleHUGUES LAPAIRE : LA MARE AUX FÉES
Le soleil disparut lentement sous des nuages écarlates dont les reflets ensanglantaient les cimes lointaines des chênes. L’ombre des orties et des digitales s’étala au bord des chemins ; les...
View ArticleLÉON DE SAINT-VALÉRY : SOUS LE CIEL BLEU
––––– (Léon de Saint-Valéry, illustrations de Mme Bertrand, in Le Monde moderne, huitième année, tome XV, 15 mars 1902. Du même auteur, voir « L’Homme vainqueur, » déjà publié sur...
View ArticleM. R. JAMES : LE FRÊNE MEURTRIER
Tous ceux qui ont voyagé dans l’est de l’Angleterre connaissent les manoirs dont cette région est parsemée : petits châteaux humides habituellement de style italien qui s’élèvent dans des parcs de...
View ArticleANDRÉ CASTAING : MAISON HANTÉE
« Mon cher Gardères, Le 7 août dernier, à l’issue d’un repas arrosé de vins passablement généreux, vous m’avez mis au défi de demeurer plus de huit jours dans une maison que vous possédez en...
View ArticleRENÉ LOUYS : FORMICA II
––––– (René Louys, in Guignol, cinéma de la jeunesse, nouvelle série, n° 25, dimanche 23 juin 1935)
View ArticleRACHILDE : UN DRAME – LA FILLE DE NEIGE
UN DRAME ––––– DÉDIÉ À Mlle E. FEYTAUD Ce jour-là, sans trop savoir ce qui nous arriverait, nous errions dans la maison, le cœur tout oppressé par une joie vague. Mon frère me disait...
View ArticleJEAN GALLOTTI : HÉBÉ
Hôpital d’Athènes, 1941. Je suis un homme de cinquante-huit ans. La guerre m’a surpris en Grèce, où j’étais venu distraire la mélancolie à laquelle me prédisposait, comme il arrive à mon âge,...
View ArticleLÉO TRÉZENIK : UNE HISTOIRE DE REVENANT
À Mlle Louise Read. Je suivis la rue à pic qui montait de la gare. Je n’étais pas arrivé au tiers que mes yeux qui cherchaient, à droite et à gauche, aperçurent, se balançant au vent, un écriteau...
View ArticleLUCIE DERAIN : LA PIERRE-FÉE
Il y eut un grand bruit qui ébranla toute la campagne et fit s’enfuir le petit peuple à fourrure des forêts et des eaux, et la gent à plumes des hautes branches et tout ce qui rampe, et vole, et...
View ArticleFRÉDÉRIC COUSOT : LE CAVALIER
I Au pays de Lorraine, au fond d’un joli vallon qu’a creusé un des plus sauvages affluents de la Meuse, dans une vieille gentilhommière, avait grandi, près de ses vieux parents, une orpheline...
View ArticlePIERRE HÉRAULT : LES PLANTES CARNIVORES RÈGNENT SUR LA JUNGLE
––––– (Pierre Hérault, in Constellation, le monde vu en français, première année, n° 5, septembre 1948)
View ArticleMARGUERITE MORENO : LA HALTE DANS LE TEMPS
Depuis la dynastie des Ming, l’Empire du Milieu n’avait pas admiré un poète qui sût, comme le faisait M. Ho, célébrer la beauté féminine. D’un pinceau minutieux et passionné, il décrivait l’envol...
View ArticleJEAN GALLOTTI : SYLVAIN
Je vis pour la première fois le poète Octave Coriolan sur la grande place de Cavaillon. Près des deux arcs romains qui s’y dressent entre les platanes, il donnait à un groupe d’enfants une leçon...
View ArticleALBERTO SAVINIO : VILLA “ LA VIE ”
Il ne parvenait pas à oublier cette angoisse. Il marchait rapidement. Ce qui le frappa à cette heure insolite, ce fut la mercerie des sœurs Bergamini avec son rideau de fer baissé, sa tente...
View ArticlePAUL MARGUERITTE : LA MAISON PÂLE
La première fois qu’ils la virent, en voiture sur la route, elle les frappa, sous le soleil brouillé de pluie, par son insolite éclat de crépi blanc, ses verdâtres volets clos, l’air de fièvre et...
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